You are not logged in.
Les semis sont verts, c'est Sedum dasyphyllum qui est bleu.
De quoi affermir ce nom de cultivar.
Henri est l'un des producteurs les plus sérieux, se tenant informé des modifications nomenclaturales et n'hésitant pas à rectifier certains noms. Si tous les prod' pouvaient être aussi sérieux...
Un « nom commercial » est à considérer comme un nom superflu prenant la place d'un nom de cultivar déjà existant (et éventuellement décrit), voire d'une espèce.
Par exemple, C. ovata 'Shrek's Ears' sera plus tendance que 'Gollum' ; ou encore, Echeveria affinis sera jugée plus vendable sous le nom abusif d'Echeveria 'Black Knight'.
Dans le cas présent, je ne connais pas d'autre nom, pour ta plante, que 'Red Horn Tree' ; un cultivar identifiable grâce à la photo et à la courte description que contient le catalogue des Ets Kuentz ; un protologue de variété cultivée est rarement plus complet.
Salut fanch,
Henri Kuentz semble aussi distribuer cette plante sous le nom 'Red Horn Tree'.
"Ladysmithiensis" est la décision du taxonomiste Roy Mottram. Aucune raison d'y avoir recours.
C'est bien dommage... en espérant qu'un amateur ne se mette pas en quête de cette sous-espèce dans le Kwazulu-Natal (Ladysmith) : il risquerait fort de rentrer bredouille. ![]()
Quoi qu'il en soit, la graphie ladismithiensis est bien ancrée dans les mœurs, et à juste raison ; Derek Tribble l'emploie (voir ici), il me semble qu'Ernst van Jaarsveld en fait de même dans son ouvrage, et le Huntington Botanical Gardens distribue la plante avec l'épithète corrigée (sur cette page).
Crassula exilis ssp. cooperi,

petite forme d'Echeveria cante,

et Echeveria setosa collectée par Koehres : merci Margrit. ![]()

Nous sommes donc d'accord : à la bonne heure ! ![]()
Tölken n'a peut-être tout simplement pas eu connaissance de la publication de 1919.
En revanche, pour en revenir au Cotyledon, je suis entièrement d'accord avec lui concernant la correction, en 1985, de l'épithète subspécifique ladysmithiensis en ladismithiensis.
Je ne pense pas que l'orthographe proposée par Poellnitz soit « fully intended by its author ».
A la même époque, le même Poellnitz, en traitant de plantes du genre Haworthia, écrit correctement le toponyme Ladismith, par trois fois sur cette page.
Il serait bon de corriger cette flagrante erreur orthographique, comme le recommande le code ; l'auteur a pu croire que la plante était originaire de Ladysmith dans le KwaZulu-Natal, alors qu'elle provient de Ladismith (Cap-Occidental).
Pourtant le code est formel :
60.1. L'orthographe originale d'un nom ou d'une épithète est à maintenir, sous réserve de correction des erreurs typographiques ou des fautes d'orthographe et des normalisations imposées par les Art. 60.5 (u/v ou i/j interchangeables), 60.6 (signes diacritiques et ligatures), 60.8 (formes de composition), 60.9 (trait d'union), 60.10 (apostrophes) et 60.11 (terminaisons; voir aussi l'Art. 32.5), ainsi que l'Art. 60.12 (épithètes fongiques).
Ex. 1. Respect de l'orthographe originale: les noms génériques Mesembryanthemum L. (1753) et Amaranthus L. (1753) ont été délibérément orthographiés ainsi par Linné; leur orthographe ne doit pas devenir "Mesembrianthemum" et "Amarantus", bien que ces dernières formes soient préférables du point de vue philologique (cf. Bull. Misc. Inform. Kew 1928: 113, 287. 1928).
61.1. Pour tout nom, il n'y a qu'une seule variante orthographique qui est considérée comme validement publiée, celle apparaissant dans la publication originale
Il n'est même pas question d'une description mais de la publication, Dinter a d'abord publié la correcte épithète mesembryanthemopsis en s'inspirant du nom correct Mesembryanthemum calcareum.
La publication de 1919 a la priorité ; la variante orthographique de la description de 1923, en plus d'être postérieure, est erronée.
L'avis de Tölken est une chose, mais le code en est une autre.
Mais en 1919, Dinter comparait la plante à Mesembryanthemum calcareum.
La première apparition du binôme Cotyledon ladysmithiensis (originaire de Ladismith) fut encore plus rapide (voir ci-dessous), et nous avons conservé cette orthographe qui plus est fautive.
Pour notre crassule, c'est bien la première orthographe C. mesembryanthemopsis qui serait correcte.
D'ailleurs, aujourd'hui, l'IHSP ne parle plus que de Mesembryanthemum spp. ; la variante orthographique Mesembrianthemum étant postérieure d'un demi-siècle à Mesembryanthemum Linné.
Gros plan des papilles.
Je me pose une question ; la bonne orthographe ne serait-elle pas plutôt C. mesembryanthemopsis ?
Dinter a élaboré la description détaillée sous le nom C. mesembrianthemopsis, en 1923, mais il avait déjà proposé C. mesembryanthemopsis quatre ans plus tôt, certes, avec une description très succincte.
Feuille d'E. penduliflora,
celle d'E. carnicolor,
Comparaison pas très évidente, mais, à l'œil nu, les jeunes feuilles d'E. penduliflora scintillent un peu plus, peut-être est-ce dû au fait que les papilles sont plus petites et qu'il n'y a pas de pruine, contrairement à E. carnicolor qui produit une sorte de cire.
Je vais tâcher de vous faire ça.
C'est bel et bien C. spathulata.
C'est bien C. tecta ; C. expansa ssp. expansa semble aussi correcte, cette forme est présente au Jardin botanique Walter Sisulu.